Mais laissons Beigbeder et Situations, en tout cas pour le moment. Comme chacun de nous, ils s’efforcent de jouer la partition qu’a bien voulu leur attribuer ce monde un tantinet chelou.
Comme dit dans un article précédent, ici c’est Paris. Enfin, plus ou moins. Bref, je parie sur moi comme Jp Manova qui vient de déménager de studio. Eminem nous l’avait déjà dit, « the moment… », tout ça tout ça. Oui, le mouvement c’est important, qu’il soit hip hop ou non. Je viens de me rendre compte qu’il rappait « moment » et pas « movement ». Allez ça va hein, je pense que ça reste cohérent. Et puis, qui prétend comprendre tout ce que disent les chanteurs ?
Voici quelques nouveautés musicales directement sorties de Paris. Et qui ont en commun de porter haut l’amour du bon son.
LVMX – Turn the volume up !
Commençons avec une bonne mixtape, qui rassemble des remixs de titres de rap américain, par LVMX (anciennement connu sous le nom de Lartizan). Le mix est assuré par son compère Skeez’Up, et les titres devraient sortir prochainement en format traditionnel, donc indépendamment de ce mix. On appréciera également le joli visuel réalisé par Dr Noze.
Tchiki’O feat. Babz – Drum du tigre
Rapidement, j’ai reconnu le sample, utilisé par Madizm, beatmaker officiant dans le rap depuis l’époque de IV my people, label créé par Kool Shen (pour les plus jeunes et les autres : il s’agit d’un des deux membres du groupe NTM)
Il avait déjà été utilisé dans un son que j’aime beaucoup, depuis sa sortie en 1997 : « Wild for the night » de Rampage. Je dois dire que je ne connaissais pas le sample. Après un petit tour sur whosampled, j’apprends que le sample est un titre de Zulema. Si vous ne connaissez pas ces deux titres, je vous suggère de laisser passer du temps avant de les écouter. Néanmoins, libre à vous de fuir en avant. Ou de faire des écoutes de disques rap avec atelier de synthèse, questionnaire de satisfaction et PowerPoint. Mais ça me rappelle une des raisons pour lesquelles j’aime cette musique rap : la culture du sample.
Seth Gueko – Titi parisien 2
Avec du beau monde : de quoi faire le point sur vos rappeurs parisiens préférés, et de rester dans la bonne direction.
10 ans après Titi Parisien, sorti dans une période lourde de spleen, Seth Gueko a eu la bonne idée de prolonger le concept. Parce que Paris reste là, fonds quataris ou pas. Fluctuat nec mergitur. Et puis, comme a rappé Flynt, tu peux pas résumer une ville où tout arrive.
Et parce que Paris ne s’arrête ni à la France ni à la frontière du périph, voici aussi un son de Mac Seamus, rappeur qui gravite autour de Créteil. Comme un petit air de Grand Paris, my friend.
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