Après ma violente non-analyse sur la com’ de BigFlo et Oli dans un monde de com’, je me suis dit que ce serait bien de revenir à plus de bienveillance, envers les rappeurs. Mais aussi à l’égard de ce qui anime le pouls de ce blog : la musique. Mais pas n’importe laquelle : la vraie, la bonne.
Je ne sais pas, et je reste planté là, les lois ne font plus les hommes mais… bref, t’as capté. Affirmer ses goûts, c’est important, je crois même que c’est juste. Nul besoin de préciser, comme si ce n’était pas évident, que « c’est subjectif« . Et c’est bien la moindre des choses que de surfer un peu sur le succès de BigFlo et Oli. Car eux-mêmes semblent surfer sur le rejet qu’ils suscitent dans une partie un peu relou du public, qui lui-même semble surfer. Un monde de com’, je vous dis.
Allumer le feu
Toujours est-il qu’après ce modeste papier numérique, un de mes lecteurs m’a envoyé une vidéo intitulée « Bigflo et Oli brûlent la prod de leur son en 1H (Booskarma) « . Je le remercie à nouveau ici, : c’est bien, ça me donne l’occasion de préciser mon propos. Soyons clairs : ils peuvent même aller brûler de l’encens ou du papier d’Arménie (ça sent bon), ça ne changera rien au fait que je trouve leur musique plate et peu relevée. Ce qui est tout de même un comble, quand on vient d’une région avec une si bonne gastronomie. Je passe mon tour, oui je me moque, et peut-être même que je les smoke, façon Oxmo Puccino (là il faut avoir les réf’).
Force à eux, quelle que soit leur place dans l’avion (et bravo tout de même, pour la réf’ subtile à « L’odeur de l’essence » d’Orelsan). C’est fin, c’est sans fin. Bon, ça devient un peu lourd, ce champ lexical aérien. Tournons nous vers un autre projet musical, sans transition.
Du bon son brut de Californie
Ce matin, en compulsant rapidement quelques pages d’instagram, je suis tombé sur une bonne nouvelle musicale, venue de Californie. Merci Ill Camille pour la story : un lien direct, vers cette tape de beatmakers, qui régale mes oreilles, en cette fin de matinée. Il s’agit du deuxième volume d’une série nommée « Audio Affect », produite avec le partenariat de Serato, TEC Leimert et Undefeated.
Sortie à l’occasion du « Black history month » (qui depuis 1976, commémore l’Histoire des Afro-américains), cette compilation réunit treize beatmakers émergents, sélectionnés par Dj Battlecat, figure emblématique de la scène West Coast. Issus de travaux en ateliers ayant réuni pas mal de monde, elle vous aideront peut-être à oublier les périodes de creux, dans le rap français. Là j’écoute et j’écris : gros coup de cœur pour » Leg Day », par un certain Ant Walker. Je bouge ma tête, et je tourne pas en rond.
Là c’est sur soundcloud, et bientôt sur les autres plateformes, si j’ai bien compris.
Au fait, peut-être trouvez-vous mes articles pas inintéressants, et que vous ne seriez pas contre me donner un p’tit coup de pouce. Et puis même si on s’amuse bien, c’est du taf. Et c’est connu, tout travail mérite salaire.
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