Oui, c’est le son de la semaine.
(560 mots, temps de lecture 3 minutes – d’après WordPress)
On le sait, la musique est capable d’exercer diverses fonctions, au bénéfice de nos organismes, parfois soumis à rude épreuve. Outre le prêt d’un véhicule temporel, elle a aussi le don de nous attacher à des moments de vie. Un auxiliaire de mémoire, pouvant nous ramener à nous-mêmes, via les souvenirs qu’elle embarque.
Et point de souci d’exhaustivité. Enfin, chacun fait ce qu’il lui plaît plaît plaît hein. Et peut bien se rêver encyclopédique, pourquoi pas. Mais en cette période de surchauffe, saisir l’instant a aussi du bon. Le média Yard avait su le mettre en avant, dans un bel édito pour la fête de la musique : le FOMO (fear of missing out) c’est dépassé, vive le JOMO (joy of missing out) ! M’enfin, trêve de blabla. Je ne suis pas votre coach en nouveautés terminologiques et bien-être. Et cet article je dois, terminer.
Et si le monde n’est pas vraiment une partition, la passion du son amène parfois « à penser en musique« . Comme Kohndo, dans son superbe titre nommé « Partition ». C’est sur son album « Tout est écrit« , sorti en 2003. Dès le premier couplet, il souligne, il insiste. Comme s’il stabilotait ses rimes : « je vis pour la musique, ressens la vie par la musique« . Plus encore, « se manifeste mon esprit quand mon corps devient la musique« , ajoute t-il.
Comme persistance rétinienne, certains titres me collent plus que d’autres. Et c’est bien comme ça. Sinon bon, à quoi bon avoir une paire d’oreilles ? J’imagine que pour vous c’est la même chose . Et en fait non. Ouhlala, c’est paradoxal, diantre. Plus sérieusement, je pense que les titres obsédants se divisent en deux catégories : les bons et les mauvais. Le titre « Limerence » fait partie de la première. Il est sorti sur son nouvel album, « Fix your face », le 16 juillet dernier. Du RnB, de la soul, du jazz… en tout cas, un travail soigné.
Ce titre fou fou fou, qui me colle aux oreilles depuis au moins une bonne semaine. La preuve ? Ce matin, pas eu besoin de la réécouter. Je me suis fait une bonne rasade de silence, profitant du calme matinal. Et c’est ainsi qu’y résonnait cette superbe mélodie. Mi douce mi amère… mais surtout remarquable, à l’orchestration hyper soignée.
Des humains et des oeuvres
Ce n’est donc pas aujour’hui que j’irai chercher les fameux 5 W (Who, What (Quoi) et Where, When, Why, à propos de l’artiste auteur de ce titre.
Attention, je ne dis pas qu’il faudrait se désintéresser des faits. Ou que les artistes auraient le droit de faire n’importe quoi, n’importe comment. Pas du tout. D’ailleurs, j’aurai peut-être l’occasion de revenir sur son parcours, une autre fois. Mais il peut néanmoins être intéressant de suivre l’invitation de Paul Valéry à « ne jamais conclure de l’œuvre à un homme – mais de l’œuvre à un masque – et du masque à la machine« . Ou encore la pensée du philosophe Theodor Adorno, expliquant qu’une fois créée, la musique s’éloigne de son compositeur, et va mener sa propre vie. La belle va mener son propre petit bout de chemin. Et c’est bien normal.
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Une réflexion sur “Le son de la semaine (Masego)”