Comment trouver le bon compromis entre qualité et quantité, et ne pas confondre vitesse et précipitation ? Pas simple. Pendant que vous cherchiez l’équilibre comme Oxmo Puccino et Hocus Pocus en 2011, j’étais en train de vous concocter une playlist. Réjouissez-vous, celle-ci contient d’ores et déjà 29 titres. Et bonne nouvelle : elle pourra évoluer à tout moment ! Pas de FOMO qui tienne, plutôt amor fati : mais épicurien tranquille, avec du bon son.
(actualisé le 9 février)
J’ai décidé de vous laisser du choix entre différentes plateformes : elle est pas belle la vie ? Enfin, Spotify, Deezer et Youtube devraient suffire. J’ai hésité à la mettre aussi sur Amazon music, qui se place en 3ème position des services de streaming les plus utilisés en France (derrière spotify et youtube music, et devant deezer). Mais je vais m’abstenir : ce sera ma nano-rébellion contre les choix douteux de Jeff Bezos. Propriétaire du Washington Post depuis 2013, le milliardaire a semble t-il manqué de vision pour adapter ce fameux quotidien au contexte de l’époque. Ainsi, ce mercredi 4 février, au cours d’une réunion en distanciel, le directeur exécutif du journal, Matt Murray, a annoncé un plan de licenciements touchant 300 journalistes (sur un total de 800). La conséquence de pertes financières pendant plusieurs années, et ayant atteint 100 millions de dollars sur l’année 2024.
Au-delà de sa dimension comptable, la décision annoncée va dans le sens d’un repli du journal sur le périmètre américain, au détriment du traitement de l’actualité internationale. Ainsi, parmi les journalistes touchés par ces licenciements, on compte des correspondants au Moyen-Orient, ou encore la correspondante à Kiev, Lizzie Johnson. Le comble, c’est que malgré la fortune indécente de son propriétaire, le Washington Post n’assume aucun frais de rapatriement pour ces correspondants internationaux, créant de fait de nouveaux risques pour eux. En réaction, une cagnotte GoFundMe a été lancée, pour leur venir en aide.
La crise de la presse, inéluctable ?
La situation du journal mythique, célèbre pour avoir révélé le scandale du Watergate en 1972, n’est bien sûr pas un cas isolé dans un secteur de la presse, dont la crise ne faiblit pas. Et pourtant, il ne s’agit sans doute pas là d’une fatalité. Ainsi, un autre quotidien prestigieux, le New York Times a su se diversifier (podcasts, événements, partenariats…), gagnant un million d’abonnés numériques en 2025. Comme quoi, on peut être un des plus grands magnats de la tech, mais ne pas savoir combiner la défense du journalisme avec son adaptation à l’époque. Et puis, le combat pour une presse libre et plurielle n’est peut-être pas la priorité de Jeff Bezos, un homme de contenants plus que de contenu. Rappelons que près des deux tiers des bénéfices du groupe Amazon – dont il reste le président du conseil d’administration – sont issus de sa division spécialisée dans le cloud computing, Amazon Web services. Et ô ironie, si vous lisez ces lignes, il y a des chances que ce soit en partie grâce à eux, AWS étant le leader de ce marché.
Par ailleurs, il y a quelques mois, Bezos a rejoint la course à l’IA, en lançant Prometheus. De quoi augurer une automatisation du travail toujours plus poussée, et soulever un tas de questions sur la place donnée aux différentes catégories de travailleurs, au sein de la multinationale…
En attendant mieux, voici une liste à jouer, place aux artistes :
Et sur youtube music, aussi.
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