4 big titres avec du flo w

Dans la foule des opinions à propos des opinions, certaines voix affirment que la critique devrait parler uniquement de ce qu’elle aime. Je ne suis qu’à moitié d’accord. Par exemple, dans cet article je parle de Big Flo et Oli, sans parler de leur musique.

(409 mots, temps de lecture 2 minutes, d’après wordpress)

Entre le hater anonyme masqué par son écran, et l’interview lénifiante, pontifiante – voire stratifiante – de l’interviewer cireur avec trop de sollicitations sur le dos (fallait-il mettre un masque ?), je pense qu’il existe une troisième voie. J’ai décidé de suivre cette voie, mais pas vraiment. C’est important de ne pas prendre les conseils au pied de la lettre, les conseilleurs ne sont pas les payeurs. Bref, « fais le toi-même », comme rappait le Puzzle.

Ici, je ne vous parlerai donc pas de BigFlo, ni d’Oli. Enfin, soyons précis les amis : c’est de leur musique dont je ne parle pas. Mieux vaut laisser faire ceux qui l’aiment ! Notoriété oblige, ils ont eu droit à leur portrait dans Libération. J’aime beaucoup ce format. Une sorte d’institution journalistique en dernière page, dans laquelle les journalistes peuvent jouer avec leur plume. J’irai peut-être lire ce portrait, un de ces jours. Je parie que c’est bien écrit, et la photo est belle.

Mais aujourd’hui, je préfère utiliser mon temps bénévole pour mettre en avant d’autres artistes. En marge des grosses machines médiatiques qui aiment tant parler de certains artistes. Une fois qu’ils sont connus, vus à la télé et revus. D’autant plus qu’aujourd’hui, quand Internet donne le la, ces médias sont désormais certains que ce n’est pas grâce à eux. Ils fonctionnent un peu comme des bornes d’enregistrement, ou un label déclarant : « vous êtes officiellement célèbres, on peut parler de vous et espérer quelques retombées de votre belle visibilité ». “Un véritable phénomène”, aurait même ajouté Léa Salamé.

Mais allez, venons-en à l’essentiel.

Sly Johnson, veronicavon, Jewel Usain

D’abord, un titre de Sly Johnson. Sly the mic Buddah issu du Saïan Supa Crew, beatboxer devenu chanteur d’une soul pleine de métissage et de mix. L’album va sortir le 27 mars, c’est de la grande qualité. Une fois de plus, du son avec un big flow. Vous vous rendez pas compte, les mots me manquent. Pas grave, vous écouterez.

veronicavon, parce que j’aime beaucoup ce groupe californien, et que je suis sûr que vous aussi, quelque part, vous méritez de les écouter. Je crois qu’il s’agirait de faire du cash.

Jewel Usain, parce qu’il a aussi du flow. Logique.

Retour dans les années 90

Je ponctue avec ce son que j’ai réécouté récemment, une perle de jazz hip hop, sous la houlette du jazzman Branford Marsalis. De quoi planer haut, au-dessus de l’industrie et des plans com », tant sa qualité impose un silence béat. Est-ce populaire, est-ce urbain, est-ce de la nouvelle pop ? Et même si l’on a parfois besoin d’étiquettes, on peut aussi s’en foutre. Car c’est juste de la bonne musique.

A ce propos, peut-être trouvez-vous mes articles pas inintéressants, et que vous seriez pas contre me donner un p’tit coup de pouce. Et puis même si on s’amuse bien, c’est du taf. Et c’est connu, tout travail mérite salaire.

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